Maladies auto-immunes et auto-inflammatoires

Syndrome VEXAS

Le syndrome VEXAS est une maladie auto-inflammatoire acquise de l'adulte, liée à un variant somatique du gène UBA1 dans les cellules de la moelle osseuse. Il associe des manifestations inflammatoires multiviscérales, des cytopénies et des anomalies médullaires, et sa prise en charge est partagée entre la médecine interne et l'hématologie. Arsène Mekinian est premier auteur du guidance statement de l'American College of Rheumatology consacré à son diagnostic et à sa prise en charge.

En bref
  • Maladie rare, individualisée en 2020.
  • Elle concerne presque toujours des hommes après cinquante ans.
  • Le diagnostic repose sur une analyse génétique du gène UBA1.
  • Aucun médicament n'a d'autorisation de mise sur le marché dans cette maladie.

Le syndrome VEXAS est une maladie auto-inflammatoire acquise de l'adulte liée à des variants somatiques du gène UBA1 dans les cellules hématopoïétiques.

Individualisé en 2020, il constitue un modèle particulièrement important à l'interface entre inflammation systémique, hématopoïèse clonale et pathologie myéloïde.

La maladie associe, à des degrés variables, manifestations inflammatoires multiviscérales, cytopénies et anomalies médullaires. Sa prise en charge nécessite ainsi une collaboration étroite entre médecine interne et hématologie.

Les travaux d'Arsène Mekinian portent sur la caractérisation clinique et hématologique de VEXAS, les facteurs pronostiques, les stratégies thérapeutiques et le développement d'outils permettant leur évaluation prospective.

Ce qui établit son expertise sur ce domaine

Ce qu'il coordonne ou dirige.

  • Premier auteur du texte de l'American College of Rheumatology consacré au diagnostic et à la prise en charge du syndrome VEXAS, recommandations d'experts internationaux parues dans Arthritis & Rheumatology 2026;78(3):509-522, DOI 10.1002/art.43287. Il y est l'un des huit co-premiers auteurs à parts égales et l'un des deux auteurs correspondants, avec le dernier auteur nommé. [Réf. 1]
  • Cofondateur et coordonnateur de FRENVEX, groupe français d'étude du syndrome VEXAS, depuis 2020. La fiche de Sorbonne Université Formation Continue est la source qui lui attribue ce double rôle.
  • Responsable du site constitutif du centre de référence CeRéMAIA à l'hôpital Saint-Antoine, dont le périmètre couvre les pathologies acquises inflammatoires dont le syndrome VEXAS. La fiche du site constitutif publiée par la filière FAI²R indique que ce site est coordonné par lui ; la coordination nationale du centre relève d'un autre site.
  • Investigateur principal de l'essai de phase II GFM-AZA-SAID, NCT02985190, consacré à l'azacitidine dans les manifestations auto-immunes et inflammatoires associées aux syndromes myélodysplasiques et dépendantes ou résistantes à la corticothérapie, terminé le 30 août 2022 selon ClinicalTrials.gov.

Sa place dans les publications de ce domaine. Sur les 29 références citées en fin de page, Arsène Mekinian est premier auteur de 2, dernier auteur de 5, et auteur correspondant de 2. L'une des deux premières places est une co-première place déclarée par l'article lui-même, qui nomme huit co-premiers auteurs à parts égales. Les positions des 29 références ont toutes pu être vérifiées sur la notice MEDLINE. Une trentième référence est citée en fin de page sans qu'il en soit signataire, l'étude de prévalence publiée dans le JAMA en 2023 : elle est là parce que la page reprend le chiffre de fréquence qu'elle établit, et elle n'entre dans aucun de ces totaux.

En recherche biomédicale, le premier auteur est en général celui qui a mené le travail au quotidien, et le dernier celui qui a conçu et encadré l'étude. Cet usage est décrit dans la littérature comme une pratique informelle et non comme une règle : les recommandations internationales laissent l'ordre des auteurs à la décision des auteurs eux-mêmes, et la lecture par la position devient imprécise quand la liste s'allonge. [Comment lire la place d'un auteur](/methode/place-des-auteurs/)

Trajet diagnostique du syndrome VEXAS Quatre étapes : terrain évocateur, association de manifestations, atteinte hématologique, puis analyse génétique du gène UBA1 qui confirme le diagnostic et oriente vers une prise en charge conjointe. TERRAIN Homme, après la cinquantaine, inflammation systémique inexpliquée MANIFESTATIONS ASSOCIÉES Fièvre · manifestations cutanées · chondrites Atteintes pulmonaires · événements thrombotiques HÉMATOLOGIE Cytopénies, fréquemment un syndrome myélodysplasique associé CONFIRMATION Identification d'un variant somatique d'UBA1 Prise en charge conjointe médecine interne et hématologie, réseau FRENVEX
Trajet diagnostique. Schéma original, établi à partir des éléments de cette page.

Une maladie auto-inflammatoire d'origine clonale

VEXAS est lié à l'acquisition, au cours de la vie, d'un variant somatique de UBA1 au sein des cellules hématopoïétiques.

L'anomalie apparaît dans les cellules de la moelle osseuse et n'est pas héritée des parents ; elle n'est pas transmise aux enfants. Le nom est un acronyme anglais, pour vacuoles, E1 enzyme, X-linked, autoinflammatory, somatic.

UBA1 code la principale enzyme de type E1, celle qui initie l'ubiquitinylation des protéines. Le gène est porté par le chromosome X, ce qui explique que la maladie soit décrite presque exclusivement chez des hommes, mais le variant est acquis et non transmis : « lié à l'X » désigne ici la localisation du gène, pas un mode de transmission. Le document de guidance retient d'ailleurs, à 100 % d'accord, l'énoncé selon lequel VEXAS n'est pas une maladie héréditaire : aucun cas de transmission à la descendance n'avait été documenté à sa date de rédaction. [Réf. 1]

Il survient très majoritairement chez des hommes après 50 ans et peut associer fièvre et syndrome inflammatoire, manifestations cutanées, chondrites, atteintes oculaires ou pulmonaires et événements thrombotiques.

Sur le plan hématologique, une anémie macrocytaire et d'autres cytopénies sont fréquentes. Des anomalies dysplasiques médullaires peuvent être observées et certains patients présentent un syndrome myélodysplasique associé.

Le diagnostic repose sur l'identification d'un variant somatique pathogène d'UBA1. Ce variant est recherché sur un prélèvement de sang ou de moelle osseuse. Parce que l'anomalie siège dans les cellules de la moelle, la maladie est d'emblée inflammatoire et hématologique.

Fréquence de la maladie, et chez qui

La fréquence réelle de la maladie n'est pas connue, et les chiffres qui circulent sont des estimations de natures différentes, obtenues par des chemins différents. Ils sont rapportés ici tels que chaque source les écrit.

Le guidance statement de l'American College of Rheumatology cite, d'après une étude américaine menée dans un seul système de soins et à laquelle Arsène Mekinian n'a pas participé, une prévalence des variants pathogènes d'UBA1 de 1 individu sur 13 591, et en tire dans son introduction un ordre de grandeur proche d'un million de personnes dans le monde, tout en écrivant que les données mondiales complètes manquent. Cette extrapolation repose sur cette seule étude. [Réf. 1]

La page VEXAS de la filière FAI²R, dans sa version de septembre 2024 rédigée par le Pr Sophie Georgin-Lavialle, donne pour la France un autre ordre de grandeur : environ un homme sur 4 000 après 50 ans, environ 300 patients dénombrés en France à cette date, au moins 1 000 dans le monde, 95 % d'hommes, et un plus jeune patient rapporté âgé de 23 ans. Ce sont des estimations d'un réseau national de référence, non une prévalence mesurée.

Deux conséquences pour le lecteur. La maladie est rare mais probablement sous-diagnostiquée : le document de guidance écrit qu'un nombre indéterminé de patients reste non diagnostiqué ou mal diagnostiqué. [Réf. 1] Et des formes féminines existent, en particulier en cas de perte d'un chromosome X, mais elles sont peu documentées ; la recherche d'une monosomie X a une valeur particulière chez la femme. [Réf. 1]

Comment le diagnostic est porté

C'est le point sur lequel un clinicien a le plus souvent besoin d'une réponse précise, et le document de guidance consacre sept de ses vingt-huit énoncés à la recherche du variant d'UBA1. Ce qui suit résume ses positions ; cela ne remplace pas la lecture du texte lui-même, qui est en accès libre. [Réf. 1]

Quand l'évoquer. Une inflammation biologique persistante, associée à des manifestations cutanées, oculaires, pulmonaires ou cartilagineuses, ou à une cytopénie, doit faire évoquer le diagnostic. La probabilité pré-test est plus élevée chez l'homme, après 50 ans, et lorsque les protéines de la phase aiguë sont élevées. L'anémie macrocytaire est l'anomalie hématologique la plus fréquente sans être constante, et la macrocytose peut être isolée et précéder tout le reste. [Réf. 1]

Les vacuoles sont évocatrices, pas diagnostiques. Les vacuoles des précurseurs érythroïdes ou myéloïdes de la moelle se rencontrent aussi dans les carences, celle en cuivre en particulier, et après chimiothérapie. Leur absence ne justifie pas de renoncer au test quand la suspicion persiste. Le document de guidance cite, pour l'association de vacuoles médullaires et de signes cliniques pertinents, une valeur prédictive positive de 87,5 % pour un variant pathogène d'UBA1 ; le test génétique reste nécessaire au diagnostic dans tous les cas. [Réf. 1]

Où siège le variant. La majorité des formes typiques relève d'un variant faux-sens ou de site d'épissage dans l'exon 3 d'UBA1, autour de la méthionine 41. Cet énoncé a été voté à 100 % d'accord. Le séquençage Sanger de l'exon 3 couvre aussi le résidu Ser56, dont les variants donnent un phénotype inflammatoire plus modéré. Un test ciblé sur l'exon 3 reste une option, à condition de savoir qu'il manque les variants situés hors de l'exon 3. [Réf. 1]

La technique fixe le seuil de détection. Le document indique que le séquençage Sanger détecte mal en dessous d'une charge allélique d'environ 20 %, là où le séquençage de nouvelle génération ciblé, la PCR digitale en gouttelettes et l'analyse de fusion à haute résolution descendent aux environs de 1 %. [Réf. 1]

Un traitement en cours peut fausser le résultat. Un traitement en cours, les agents hypométhylants en particulier, abaisse la charge mutationnelle et peut fausser le test. C'est l'énoncé le moins consensuel des vingt-huit, à 87 % d'accord, et l'un des plus lourds de conséquences : la date du prélèvement par rapport au traitement fait partie de la demande. [Réf. 1]

Si le test sanguin est négatif et que la suspicion persiste, le panel indique de vérifier que l'ensemble du gène a été couvert, puis d'envisager un prélèvement médullaire analysé par la méthode la plus sensible aux faibles charges alléliques. Le variant est myéloïde et absent des lymphocytes. Il a été détecté dans la peau ou les ongles, mais possiblement par contamination sanguine, la culture de fibroblastes ne le retrouvant pas. [Réf. 1]

Un détail de laboratoire qui pèse en pratique. La protéine C réactive est un marqueur d'inflammation plus fiable que la vitesse de sédimentation dans cette maladie, parce que les anomalies hématologiques élèvent la seconde indépendamment de l'inflammation. [Réf. 1]

L'imagerie ne fait pas le diagnostic. Une étude rétrospective multicentrique de 125 TEP-TDM au 18F-FDG chez 66 patients à VEXAS génétiquement confirmé, dont il est trente et unième des trente-deux auteurs nommés, a trouvé une hyperfixation le plus souvent médullaire (83 %) et ganglionnaire (53 %), avec une atteinte pulmonaire dans 38 % des cas et vasculaire dans 11 %. Le nombre d'organes hyperfixants était plus élevé en maladie active qu'en rémission (médiane 2 contre 1, p < 0,001), mais 90 % des examens réalisés en rémission clinique présumée restaient anormaux, la moelle dans 57 % des cas. Ses auteurs concluent que les anomalies sont fréquentes mais non spécifiques, que l'utilité diagnostique est limitée, et que l'intérêt de l'examen tient peut-être au suivi plutôt qu'au diagnostic. [Réf. 29]

De l'inflammation systémique à l'hématopoïèse clonale

VEXAS a profondément modifié la compréhension de certaines maladies inflammatoires de l'adulte.

Il montre qu'une inflammation systémique sévère peut résulter directement d'une anomalie somatique acquise dans un clone hématopoïétique.

Cette relation entre clone myéloïde et inflammation conduit à dépasser la séparation traditionnelle entre maladie auto-inflammatoire et maladie hématologique.

Elle soulève plusieurs questions : quels déterminants du clone influencent le phénotype inflammatoire ? Pourquoi certains patients développent-ils une maladie hématologique associée ? Et faut-il prioritairement contrôler l'inflammation ou cibler le clone qui l'entretient ?

Deux travaux auxquels il participe montrent comment le clone et la lésion tissulaire sont reliés. Le séquençage apparié de la moelle et de biopsies cutanées chez huit patients atteints de VEXAS a retrouvé le même variant d'UBA1 avec perte de fonction dans les deux prélèvements, ce qui soutient l'idée que l'infiltrat dermique dérive du clone myéloïde pathologique ; il est dix-neuvième des vingt-sept auteurs nommés. [Réf. 16] Le séquençage d'ARN en masse de peau lésionnelle chez vingt patients, dont six atteints de VEXAS, a trouvé des profils transcriptomiques du VEXAS et de la myélodysplasie cutanée très proches, dominés par des signatures interféron et par les voies du facteur de nécrose tumorale et de l'interleukine 1β ; il est neuvième des vingt-deux auteurs nommés. Cette étude repose sur six échantillons de VEXAS, et ses auteurs présentent l'implication thérapeutique comme une hypothèse, non comme un résultat. [Réf. 22]

L'anémie de la maladie a également été réexaminée. Une étude de 2026 associant des analyses chez les patients et l'édition de base d'UBA1 in vitro dans des cellules CD34+, dont il est dix-huitième des vingt-six auteurs nommés, rapporte que les hématies matures ne présentent pas de défaut d'ubiquitinylation et que les érythroblastes médullaires ne portent pas de variant d'UBA1 au-delà du stade basophile, les précurseurs érythroïdes édités mourant tôt au cours de la différenciation. Ses auteurs proposent de considérer l'anémie du VEXAS comme une érythroblastopénie en mosaïque, dont la sévérité dépend de la taille et de la qualité du compartiment UBA1 non muté. C'est une proposition mécanistique tirée d'échantillons de patients et d'un modèle cellulaire ; elle n'a pas de conséquence thérapeutique établie à ce stade. [Réf. 26]

Caractériser les phénotypes et le pronostic

Le réseau français VEXAS a permis de constituer rapidement des cohortes multicentriques et de mieux définir le spectre de la maladie. En 2022, la description de cent seize patients français adressés à un registre multicentrique entre novembre 2020 et mai 2021 a établi ce spectre clinique : lésions cutanées chez 83 % des patients, fièvre non infectieuse 64 %, amaigrissement 62 %, atteinte pulmonaire 50 %, signes oculaires 39 %, chondrite récidivante 36 %, thrombose veineuse 35 %, adénopathies 34 %, arthralgies 27 %. Une maladie hématologique était présente dans cinquante-huit cas, soit la moitié de la série : cinquante-huit syndromes myélodysplasiques et douze gammapathies monoclonales de signification indéterminée, tous les patients porteurs d'une gammapathie ayant aussi un syndrome myélodysplasique. Les variants d'UBA1 se répartissaient en p.M41T (45 %), p.M41V (30 %), p.M41L (18 %) et variants d'épissage (7 %). Arsène Mekinian est le dernier des soixante-treize auteurs nommés de cette série. [Réf. 2]

Ces travaux ont caractérisé les principales manifestations systémiques et hématologiques et montré l'existence d'une hétérogénéité importante entre les patients, tant sur le plan clinique que pronostique. Après un suivi médian de trois ans, dix-huit patients étaient décédés, soit 15,5 %, dont neuf d'infection et trois d'une progression du syndrome myélodysplasique. Une analyse non supervisée a séparé trois groupes de patients, dont les probabilités de survie à cinq ans étaient de 84,2 %, 50,5 % et 89,6 %, la survie la plus basse correspondant au groupe avec syndrome myélodysplasique sous-jacent. Le variant p.Met41Leu était associé à un meilleur pronostic. [Réf. 2]

L'étude des manifestations neurologiques, publiée en 2025, donne l'ordre de grandeur du registre à sa date : sur deux cent quatre-vingt-onze patients inclus dans le registre français VEXAS entre novembre 2020 et mars 2023, dix-sept, soit 6 %, avaient une atteinte du système nerveux central ou périphérique. [Réf. 10] Les effectifs des différentes analyses sont des effectifs successifs et ne se cumulent pas.

Les recherches se sont ensuite étendues aux atteintes d'organes, aux complications infectieuses et thrombotiques ainsi qu'aux relations entre phénotype inflammatoire, anomalies hématologiques et caractéristiques moléculaires.

L'objectif est de développer une stratification pronostique susceptible de guider l'intensité et la nature des stratégies thérapeutiques.

Les atteintes d'organes, une par une

Au-delà des séries fondatrices, plusieurs travaux décrivent un organe à la fois. Chacun repose sur de petits effectifs et aucun n'est prospectif ; les chiffres sont donnés ici avec leur dénominateur, parce que dans une maladie rare le dénominateur est l'information.

Poumon. La série pulmonaire de 2023, dont il est quatrième auteur sur quarante-trois, a analysé les tomodensitométries thoraciques disponibles dans la cohorte française : cinquante et un patients avaient un examen relisible, et quarante-cinq d'entre eux, soit 39 % de la cohorte, avaient des anomalies pleuropulmonaires rattachées au VEXAS après adjudication. Ces quarante-cinq patients étaient des hommes dans 95 % des cas, d'âge médian 67,0 ans au début des symptômes ; 44 % rapportaient une dyspnée et 40 % une toux ; tous avaient des opacités pulmonaires, en verre dépoli chez 87 % d'entre eux, avec des condensations (49 %), des lignes septales (51 %) et des réticulations (38 %), et 53 % avaient un épanchement pleural. La plupart se sont améliorés sous prednisone, mais généralement au-dessus de 20 mg par jour. Les auteurs relèvent que les caractéristiques cliniques, biologiques et la survie médiane ne différaient pas du reste de la cohorte, ce qui les conduit à écrire que l'atteinte pleuropulmonaire a pu être sous-diagnostiquée ailleurs dans la cohorte. [Réf. 6]

Peau. Une étude rétrospective multicentrique des manifestations cutanées de cinquante-neuf patients a été publiée en 2023, dont il est quatrième des trente-quatre auteurs nommés ; la notice MEDLINE de cet article ne porte pas de résumé, et il est cité ici par son titre, son type et sa position d'auteur, sans aucun chiffre. [Réf. 18]

Cartilage. La comparaison entre polychondrite atrophiante idiopathique et polychondrite associée au VEXAS, série française de quatre-vingt-quinze patients dont il est le dernier des vingt-huit auteurs nommés, sépare nettement les deux situations. Comparés aux quarante patients de forme idiopathique, les cinquante-cinq patients de forme associée au VEXAS étaient des hommes dans 96 % des cas contre 30 %, plus âgés au diagnostic, 66 ans contre 44, et avaient plus de fièvre (60 % contre 10 %), de lésions cutanées (82 % contre 20 %), d'atteinte oculaire (57 % contre 28 %), d'infiltrats pulmonaires (46 % contre 0 %) et d'atteinte cardiaque (11 % contre 0 %), avec une protéine C réactive médiane plus élevée (64 mg/L contre 10 mg/L). Un syndrome myélodysplasique était présent chez 75 % du groupe VEXAS et chez aucun patient de l'autre groupe. La rémission a été obtenue dans 27 % des cas contre 90 %, et six patients (11 %) sont décédés dans le groupe VEXAS après un suivi médian de trente-sept mois, contre aucun dans l'autre groupe après quatre-vingt-douze mois. [Réf. 17]

Cœur. L'atteinte cardiaque non ischémique a été recherchée dans une série multicentrique française dont il est neuvième des onze auteurs nommés, menée du 1er novembre 2020 au 30 juin 2024 : sur deux cent quatre-vingt-dix-neuf patients atteints de VEXAS, huit (2,7 %) avaient une manifestation cardiaque, et cinq (1,7 %) une manifestation non ischémique et ont été analysés, tous des hommes, d'âge médian 65 ans, avec un intervalle médian de 2,3 ans entre les premiers symptômes de VEXAS et l'événement cardiaque. Péricardite, myocardite, insuffisance cardiaque, bloc auriculoventriculaire complet et amylose AA cardiaque ont été observés chacun chez un ou deux patients. Quatre des cinq patients sont décédés ; un seul de ces décès n'est pas étiqueté comme non cardiovasculaire dans le tableau de l'article, un arrêt cardiaque survenu à l'induction anesthésique. Cinq patients constituent une série de cas, non une estimation de fréquence. [Réf. 20]

Rein. Une description clinico-pathologique de l'atteinte rénale du VEXAS a été publiée en 2025, dont il est trente-quatrième des trente-sept auteurs nommés ; sa notice MEDLINE ne porte pas de résumé, et elle est citée ici sans aucun chiffre. [Réf. 25]

Vaisseaux. Une étude cas-témoins publiée en 2026, dont il est vingt et unième des vingt-deux auteurs nommés, a comparé les périartérites noueuses associées au VEXAS ou à une leucémie myélomonocytaire chronique aux périartérites noueuses primitives, chaque cas étant apparié à trois témoins. Vingt-trois cas secondaires ont été inclus, douze associés au VEXAS et onze à la leucémie. La forme associée au VEXAS survenait plus tard (73 ans contre 54), avec une atteinte cutanée dans 100 % des cas, une orchite dans 67 % et une atteinte oculaire dans 58 %, atteignait moins souvent la rémission (odds ratio ajusté 0,15, intervalle de confiance à 95 % de 0,02 à 1,00) et rechutait davantage (rapport de risque ajusté 3,24, p = 0,043) ; la mortalité était de 50 %, contre 17 % dans la forme primitive. Douze patients constituent un groupe très petit, et l'intervalle de confiance sur la rémission contient 1. [Réf. 28]

Système nerveux. La série de 2025 sur les manifestations neurologiques, dix-sept patients sur deux cent quatre-vingt-onze, est décrite plus haut. Une correction de cet article a été publiée en 2025 et figure avec les références. [Réf. 10]

Le versant hématologique et la question du syndrome myélodysplasique

Quatre énoncés du document de guidance portent sur la moelle. Le myélogramme est indiqué chez un patient atteint de VEXAS qui présente une cytopénie, pour écarter une hémopathie associée, et le texte le recommande avant de débuter un traitement de fond. Il s'accompagne d'un caryotype et d'un séquençage de nouvelle génération à la recherche de mutations somatiques coexistantes ; lorsque le diagnostic a été porté par séquençage Sanger ou par un test ciblé sur UBA1, le panel myéloïde doit tout de même être réalisé. [Réf. 1]

L'interprétation de la moelle est le point difficile. Des signes de dysplasie sont fréquents sans que les critères OMS et ICC 2022 de syndrome myélodysplasique soient réunis, et la seule vacuolisation ne suffit pas à conclure à une dysplasie, puisqu'elle appartient à la maladie elle-même. Le document de guidance rapporte que la littérature situe la fréquence du syndrome myélodysplasique associé entre un tiers et la moitié des patients au diagnostic, mais qu'avec une définition plus stricte, exigeant une anémie transfusion-dépendante et une thrombopénie inférieure à 100 G/L en plus des anomalies morphologiques ou génétiques, cette fréquence tombe à 18 %, chiffre qu'il présente comme inférieur à celui de la littérature antérieure. Selon la définition retenue, le même patient a ou n'a pas de syndrome myélodysplasique. [Réf. 1]

Le texte tranche deux situations fréquentes. Des vacuoles isolées, sans autre anomalie dysplasique définie par l'OMS, avec caryotype normal et sans autre mutation somatique, ne doivent pas conduire au diagnostic de syndrome myélodysplasique, mais à une surveillance rapprochée. À l'inverse, une blastose de 5 à 20 %, rare, ou une anomalie cytogénétique définissant un syndrome myélodysplasique, l'établissent. Le paysage clonal est dominé par DNMT3A et TET2, le caryotype est normal dans plus de la moitié des cas, et des mutations de gènes myéloïdes conducteurs sont présentes chez près de 60 % des patients, avec ou sans syndrome myélodysplasique. La plupart des syndromes myélodysplasiques rapportés dans le VEXAS sont de faible risque, avec une faible incidence de transformation en leucémie aiguë myéloïde. [Réf. 1]

Une lettre française de 2026, dont il est vingt-cinquième des vingt-six auteurs nommés, traite des caractéristiques et de la valeur pronostique des anomalies liées à la myélodysplasie dans le VEXAS. Sa notice MEDLINE ne porte pas de résumé ; elle est citée ici par son titre, son type et sa position d'auteur, sans aucun chiffre. [Réf. 27]

Guidance internationale

Arsène Mekinian est premier auteur du document international de guidance de l'American College of Rheumatology consacré au diagnostic et à la prise en charge du syndrome VEXAS, publié dans Arthritis & Rheumatology. Ce document a été mis en ligne le 11 août 2025 et paginé dans le numéro de mars 2026 de la revue (2026;78(3):509-522). Le texte compte cinquante-huit auteurs nommés ; il en est le premier, l'un des huit co-premiers auteurs désignés comme ayant contribué à parts égales, et l'un des deux auteurs correspondants avec le dernier auteur nommé. Le texte intégral est librement accessible dans PubMed Central et l'ACR l'a annoncé par un communiqué. [Réf. 1]

L'ACR classe ce texte parmi ses guidance statements, format qu'elle distingue de ses recommandations de pratique clinique. La distinction n'est pas cosmétique : le guidance statement est le format employé lorsque le niveau de preuve ne permet pas une recommandation graduée formelle, et tous les énoncés de celui-ci sont conditionnels. Le panel a réuni cinquante-sept membres de dix-huit pays et de neuf disciplines, sans représentant des patients. La méthode déclarée est une revue de la littérature de janvier 2020 à août 2024, un atelier de deux jours à Paris en mai 2024, puis un tour unique de vote électronique anonyme avec un seuil de consensus fixé à 80 % d'accord. L'atelier a été soutenu par la filière FAI²R ; le texte porte l'endossement d'EuroBloodNet et de la société ISSAID. [Réf. 1]

Ce travail multidisciplinaire international précise les principaux éléments du diagnostic, les modalités de recherche des variants d'UBA1, l'évaluation hématologique et les principes généraux de prise en charge. Il porte vingt-huit énoncés, répartis en quatre domaines : six sur les caractéristiques cliniques et biologiques, sept sur la recherche du variant d'UBA1, quatre sur le diagnostic d'un syndrome myélodysplasique associé, onze sur l'évolution, le pronostic et la prise en charge. Tous ont franchi le seuil, avec des taux d'accord de 87 % à 100 % pour cinquante-deux ou cinquante-trois votants selon l'énoncé. [Réf. 1]

Sur le pronostic, le texte rapporte une survie médiane depuis le début des symptômes d'environ dix ans, une maladie thromboembolique chez environ la moitié des patients, et trente-trois patients allogreffés publiés à sa date de rédaction, dont vingt-sept vivants. [Réf. 1]

Sur le traitement, les énoncés posent les positions suivantes. Les corticoïdes sont habituellement nécessaires, à doses moyennes à fortes — l'article cite l'ordre de 10 à 25 mg de prednisone par jour ou davantage — avec une décroissance lente jusqu'à la dose minimale efficace, et une rémission sans corticoïdes est inhabituelle dans VEXAS, contrairement à beaucoup de maladies rhumatologiques. Les traitements ciblant les voies inflammatoires, inhibiteurs de Janus kinases et inhibiteurs de l'interleukine 6, sont présentés comme plus efficaces que le méthotrexate, l'azathioprine et les traitements dirigés contre les lymphocytes B ; parmi les inhibiteurs de Janus kinases, le ruxolitinib peut être préféré, en partie parce qu'il se titre sur une plage de doses plus large, l'article indiquant 10 mg deux fois par jour à 20 mg deux fois par jour. Les inhibiteurs de l'interleukine 1 peuvent être envisagés, avec la réserve des réactions sévères au point d'injection rapportées sous anakinra et du peu de données sur le canakinumab. Les traitements réduisant le clone comme l'azacitidine peuvent être efficaces chez certains patients. L'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques peut être curatrice chez des patients sélectionnés. [Réf. 1]

Le texte souligne également le faible niveau de preuve disponible pour de nombreuses stratégies thérapeutiques et la nécessité d'essais prospectifs comparatifs.

Un énoncé exclut un traitement. Les traitements déplétant les lymphocytes B sont dits contre-indiqués : ils ne sont pas efficaces dans VEXAS et peuvent aggraver la lymphopénie B associée à la maladie. Le point est directement actionnable pour un praticien qui reçoit un patient déjà traité sous un autre diagnostic. [Réf. 1]

Un énoncé unique, voté à 98 % d'accord, réunit trois préventions à considérer chez tout patient : la prophylaxie des infections opportunistes, la pneumocystose et les alphaherpèsvirus en particulier ; la prévention de la maladie thromboembolique, présente chez environ la moitié des patients, surtout veineuse mais aussi artérielle, avec une thromboprophylaxie dans les situations à risque comme l'hospitalisation, sauf contre-indication ; et la limitation des effets indésirables d'une corticothérapie prolongée, avec une attention à l'os et au risque cardiovasculaire. Deux points pratiques sont ajoutés dans le corps du texte : une lésion cutanée qui ne répond pas au traitement justifie d'envisager une biopsie pour écarter une infection à mycobactérie non tuberculeuse avant d'augmenter l'immunosuppression, et tout symptôme nouveau ou récidivant impose un diagnostic différentiel large, les infections, la maladie thromboembolique et les complications des traitements étant fréquentes et pouvant imiter une poussée. [Réf. 1]

Ce que le document de guidance dit ne pas savoir

Le parti pris de ce site est d'écrire les résultats négatifs et les limites avec autant de soin que les résultats positifs. Le document de guidance fait de même, et ce qui suit est son propre relevé de ce qu'il n'a pas pu trancher. Son dernier énoncé, voté à 100 % d'accord, porte sur la nécessité d'essais cliniques pour déterminer quel traitement est le plus efficace. [Réf. 1]

  • Aucun essai contrôlé randomisé n'avait été conduit à sa date de rédaction ; la plupart des données publiées sont des observations isolées ou de petites séries, et les cohortes prospectives manquent.
  • Aucun médicament n'a d'efficacité établie au-delà des corticoïdes, selon les termes mêmes des auteurs ; la hiérarchie entre classes repose sur des séries rétrospectives et reste exposée au biais d'indication.
  • Le moment où débuter le traitement n'est pas fixé, alors que la maladie est un processus clonal évolutif de la moelle : les auteurs indiquent que ce moment peut peser autant que le choix de la molécule.
  • La durée et le choix de l'anticoagulation après un événement thromboembolique ne sont pas définis.
  • Les candidats aux agents hypométhylants ne sont pas identifiés.
  • Le moment de l'allogreffe et la sélection des candidats sont désignés comme la question la plus difficile.
  • À la date du texte, il n'existait ni définition standardisée de la réponse au traitement ni score d'activité validé ; c'est l'une des quatre raisons pour lesquelles les auteurs jugent faible la qualité des preuves, avec le biais de sélection, un suivi souvent trop court et l'imprécision du diagnostic de syndrome myélodysplasique associé.
  • La fréquence réelle de la maladie n'est pas connue, comme exposé plus haut.

Deux limites supplémentaires tiennent à la méthode elle-même et sont énoncées dans le texte : aucune revue systématique formelle n'a été conduite, le panel ne comptait aucun représentant des patients, et le vote s'est fait en un tour unique. [Réf. 1]

Deux approches thérapeutiques complémentaires

La particularité de VEXAS conduit à envisager deux grandes stratégies thérapeutiques. Aucun médicament ne dispose d'une autorisation de mise sur le marché dans cette indication.

La première consiste à contrôler l'inflammation, notamment par les corticoïdes et différentes thérapeutiques ciblant les voies cytokiniques ou de signalisation intracellulaire.

La seconde vise à agir sur le clone hématopoïétique, notamment par des traitements utilisés en hématologie ou, chez certains patients sélectionnés, par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Cette distinction entre ciblage inflammatoire et ciblage clonal constitue l'un des principaux axes actuels de recherche thérapeutique. Une revue de 2024 dont il est troisième des quatre auteurs nommés pose la même division et y ajoute un troisième élément vite oublié : les soins de support, c'est-à-dire la transfusion de globules rouges et de plaquettes, les agents stimulant l'érythropoïèse, la thromboprophylaxie et la prophylaxie anti-infectieuse. [Réf. 19]

Thérapeutiques ciblées

Les cohortes françaises et internationales ont évalué plusieurs classes thérapeutiques, notamment les inhibiteurs de JAK, inhibiteurs de l'IL-6 et inhibiteurs de l'IL-1. La série de cent dix patients traités par thérapies ciblées, publiée en 2024 par le groupe FRENVEX, a porté sur cent quatre-vingt-quatorze lignes de traitement et donné, à trois mois, un taux de réponse globale de 24 % sous inhibiteurs de Janus kinases, 32 % sous inhibiteurs de l'interleukine 6, 9 % sous inhibiteurs de l'interleukine 1 et 0 % sous anti-TNF ; à six mois, les taux étaient de 30 % et 26 % pour les deux premières classes. Il est l'avant-dernier des soixante-treize auteurs nommés. [Réf. 8]

Il est également co-auteur, sixième sur vingt-cinq auteurs nommés, de l'analyse rétrospective internationale de trente patients traités par différents inhibiteurs de Janus kinases, dont les auteurs rapportent, sous ruxolitinib, des rémissions cliniques et une baisse de la corticothérapie chez la majorité des patients. [Réf. 4] En 2026, la comparaison internationale de l'anakinra et du canakinumab chez quarante-sept hommes, dont quarante-quatre ont reçu de l'anakinra et neuf du canakinumab, a montré une réponse globale à trois mois de 22 % sous anakinra et 78 % sous canakinumab, avec une durée médiane de maintien du traitement de 54 mois pour le canakinumab à 300 mg par mois contre 1 mois pour l'anakinra ; il en est le dernier des trente-six auteurs nommés. [Réf. 12]

Ces études ont permis d'identifier des signaux d'efficacité variables selon les classes et les patients, mais reposent principalement sur des données observationnelles. Elles ne permettent donc pas encore d'établir une séquence thérapeutique optimale.

La réduction de la corticodépendance et le contrôle durable de l'inflammation constituent des objectifs majeurs, compte tenu notamment du risque infectieux associé à la maladie et à son traitement. Ce risque était le plus élevé sous inhibiteurs de Janus kinases dans l'étude des infections graves du registre français. [Réf. 7]

Cibler le clone hématopoïétique

L'azacitidine constitue une autre approche, particulièrement étudiée chez les patients présentant des anomalies myéloïdes associées.

Les séries françaises ont rapporté chez certains patients une amélioration inflammatoire et hématologique, parfois associée à une diminution importante de la charge mutationnelle d'UBA1. Dès 2022, une première série de onze patients traités par azacitidine pour un syndrome VEXAS avec syndrome myélodysplasique a rapporté une réponse clinique chez cinq d'entre eux, soit 46 %, avec des durées de réponse de 6, 8, 12, 21 et 27 mois, deux de ces réponses étant toujours en cours à la date de l'analyse ; il en est le dernier des dix-sept auteurs nommés. [Réf. 3] En 2025, l'analyse de quatre-vingt-huit patients traités par azacitidine, dont 80 % répondaient aux critères OMS 2022 de syndrome myélodysplasique, a montré une réponse inflammatoire chez 41 % des patients à six mois et 54 % à douze mois, une indépendance transfusionnelle chez 65 % et une amélioration plaquettaire chez 77 %, avec une réponse moléculaire, définie par une baisse d'au moins 25 % de la fréquence allélique du variant d'UBA1, chez 65 % des patients ; la fréquence allélique est passée sous 2 % dans 43 % des cas, et des infections ont été rapportées chez 34 % des patients. Il est l'avant-dernier des cinquante-quatre auteurs nommés. [Réf. 11]

Il est par ailleurs premier auteur et auteur correspondant d'un essai prospectif de phase II d'azacitidine dans les maladies auto-immunes et inflammatoires systémiques cortico-dépendantes ou réfractaires et le syndrome VEXAS associés à un syndrome myélodysplasique ou à une leucémie myélomonocytaire chronique, publié en 2022 dans Leukemia sous forme de lettre, sans résumé indexé : l'essai est cité ici par son intitulé, son type et sa position d'auteur, sans aucun chiffre. [Réf. 5]

Jusqu'où une telle réponse peut durer n'est documenté que par une observation publiée, dont il est douzième des treize auteurs nommés : un patient a reçu de l'azacitidine pendant cent cinq cures sur dix ans, à partir d'avril 2009, avec rémission complète des symptômes cutanés, arrêt des corticoïdes et clone UBA1 devenu indétectable par un test de sensibilité 1 %. Il a rechuté en décembre 2019 avec une expansion du clone UBA1, n'a répondu ni au rapprochement des cures d'azacitidine ni au ruxolitinib, et est décédé d'une infection pulmonaire en décembre 2022. Il s'agit d'un seul patient. L'observation montre ce qui est possible et, dans le même texte, que le contrôle obtenu n'a pas été définitif. [Réf. 21]

Ces observations renforcent l'hypothèse selon laquelle le contrôle du clone peut entraîner un contrôle de l'inflammation. Elles nécessitent néanmoins une confirmation prospective et une meilleure définition des patients susceptibles d'en bénéficier. Le document de guidance écrit explicitement que l'on ne sait pas encore si les patients porteurs d'un syndrome myélodysplasique associé sont les meilleurs candidats, ou si le bénéfice s'étend plus largement. [Réf. 1]

Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

L'allogreffe représente actuellement l'approche susceptible d'obtenir une éradication du clone pathologique, le variant étant restreint au compartiment hématopoïétique, mais son utilisation est limitée par sa toxicité et par les caractéristiques des patients concernés. Le document de guidance rapporte trente-trois patients allogreffés publiés à sa date de rédaction, dont vingt-sept vivants, soit 81,8 %, et onze avec des données moléculaires post-greffe montrant une éradication complète du variant d'UBA1, le plus souvent sur un suivi de moins de douze mois. [Réf. 1] Arsène Mekinian est co-auteur, vingt-quatrième sur trente-trois auteurs nommés, de l'étude multicentrique européenne de l'EBMT consacrée à l'allogreffe dans le syndrome VEXAS. [Réf. 9]

La question centrale est donc celle de la sélection des candidats et du moment optimal de la greffe. Le document de guidance désigne comme candidats les patients présentant une insuffisance médullaire progressive et sévère, transfusion-dépendante en particulier, ou une inflammation réfractaire. [Réf. 1]

L'âge, les comorbidités, la sévérité de la maladie inflammatoire, l'atteinte hématologique et les traitements antérieurs doivent être intégrés à cette réflexion. L'exposition prolongée aux corticoïdes en fait partie.

Sa place exacte dans la stratégie thérapeutique reste à définir prospectivement.

Anémie, transfusion et soins de support

L'anémie du VEXAS est habituellement non régénérative, et une dépendance transfusionnelle en globules rouges a été rapportée chez 23 % à 83 % des patients selon les séries, fourchette que les auteurs d'une étude FRENVEX de 2025 reprennent d'autres travaux. Hors transfusion, aucun traitement de cette anémie n'est validé.

Cette étude rétrospective multicentrique FRENVEX, publiée en 2025 et dont il est le dernier des treize auteurs nommés, a évalué les agents stimulant l'érythropoïèse et le luspatercept chez quarante-cinq patients anémiques (hémoglobine inférieure à 10 g/dL) traités entre 2020 et 2024 dans huit centres, dont 82 % avaient un syndrome myélodysplasique associé et 67 % étaient transfusion-dépendants. Une amélioration hématologique érythroïde a été obtenue chez quatorze patients sur quarante-cinq, soit 31 %, à la semaine 16. La réponse était associée à un taux initial plus bas d'érythropoïétine endogène (médiane 33 UI/L chez les répondeurs contre 300 UI/L chez les non-répondeurs, p = 0,01) et aux variants non classiques d'UBA1 ; parmi les patients dont l'érythropoïétine dépassait 200 UI/L, deux sur dix-huit seulement ont répondu. La perte de réponse atteignait 19 % à un an et 38 % à deux ans dans la partie résultats de l'article, dont la discussion écrit par ailleurs 36,3 % à deux ans, sans que cet écart interne soit expliqué. Huit patients ont été passés au luspatercept après échec d'un agent stimulant l'érythropoïèse, dont quatre ont répondu à la semaine 16 : un effectif trop faible pour conclure sur ce médicament, et les auteurs le disent. [Réf. 23]

Deux choses méritent d'être retenues. La réponse est minoritaire, et un dosage d'érythropoïétine initial identifie à l'avance la plupart des patients qui ne répondront pas. Aucune de ces deux observations ne provient d'un essai contrôlé.

Infections, thromboses et prévention

L'infection est la première cause identifiée de décès dans les séries publiées, et c'est le point sur lequel les données disponibles sont les plus directement actionnables.

Les complications infectieuses ont fait l'objet d'une étude dédiée du registre français, publiée en 2024, qui a réuni soixante-quatorze patients et cent trente-trois épisodes infectieux, dont 59 % pulmonaires, avec une confirmation microbiologique dans 76 % des cas. Le risque était associé à l'âge supérieur à 75 ans, au variant p.Met41Val et aux arthralgies, et il était le plus élevé sous inhibiteurs de Janus kinases, avec un rapport de risque de 3,84. Vingt-sept patients sont décédés au cours du suivi, dont quinze d'une infection. Il est quarante-deuxième des quarante-cinq auteurs nommés. [Réf. 7]

Une revue systématique publiée en 2025, dont il est quatrième des onze auteurs nommés, a réuni cinquante-sept études et huit cent treize patients. Les infections étaient fréquentes, sévères dans 40 à 60 % des cas et mortelles dans 6 à 15 %. Les infections pulmonaires étaient les plus fréquentes, suivies des infections cutanées et des bactériémies. Des pathogènes opportunistes — Pneumocystis jirovecii, Legionella pneumophila, mycobactéries non tuberculeuses, virus varicelle-zona — étaient fréquemment rapportés y compris chez des patients ne recevant pas de traitement immunosuppresseur, ce que ses auteurs lisent comme évoquant une dysfonction immunitaire propre à la maladie. Ils proposent d'envisager une prophylaxie par cotrimoxazole, ou une autre prophylaxie de la pneumocystose par atovaquone ou pentamidine, et par valaciclovir chez les patients à haut risque — ceux sous immunosuppresseur, et ceux ayant une lymphopénie, le variant p.Met41Val ou un antécédent d'infection sévère ou récidivante —, du posaconazole chez les patients neutropéniques sous azacitidine, et la vaccination contre le pneumocoque, le virus varicelle-zona, la grippe et le SARS-CoV-2. La conclusion des auteurs est que ces stratégies préventives restent à évaluer prospectivement. [Réf. 24]

La maladie thromboembolique concerne environ la moitié des patients, surtout veineuse mais aussi artérielle, et le document de guidance inclut sa prévention dans l'énoncé unique sur la prévention, tout en écrivant que la durée et le choix de l'anticoagulation après un événement ne sont pas définis. [Réf. 1]

Vers des essais thérapeutiques structurés

L'une des limites historiques de la recherche dans VEXAS était l'absence de définitions standardisées de l'activité et de la réponse thérapeutique.

Des travaux internationaux récents auxquels participe Arsène Mekinian ont développé une définition consensuelle des poussées ainsi qu'un indice d'activité spécifique, le VEXAS-DAI. Il est sixième auteur sur quatorze de la définition consensuelle de la poussée, établie par méthode Delphi modifiée avec un seuil d'accord de 75 % et publiée en 2026, qui définit la poussée par une manifestation inflammatoire active exigeant une augmentation de la corticothérapie et distingue trois catégories. [Réf. 13] Il est dixième auteur sur vingt-six de l'indice d'activité VEXAS-DAI, construit par la même méthode sur cent cinquante-huit cas-tests, qui évalue douze domaines pour un score total de 0 à 40. [Réf. 14]

Ces outils doivent permettre d'homogénéiser l'évaluation des patients et les critères de jugement des futurs essais. Leur validation prospective reste en cours. Leur performance n'est donc pas encore mesurée. [Réf. 13, réf. 14]

L'essai de phase II PAXIS évalue par ailleurs le pacritinib contre placebo dans le syndrome VEXAS. Son protocole est publié ; les résultats de l'essai ne sont pas encore disponibles dans le corpus analysé. L'essai est enregistré sous le numéro NCT06782373. Il est cinquième auteur sur quinze de l'article de protocole, publié en 2026 : cet article décrit le plan de l'essai, il n'en rapporte aucun résultat. [Réf. 15]

FRENVEX et organisation multidisciplinaire

La prise en charge et la recherche sont développées au service de médecine interne et immunologie clinique de l'hôpital Saint-Antoine, AP-HP, Sorbonne Université, site constitutif du CeRéMAIA, centre de référence des maladies auto-inflammatoires et de l'amylose inflammatoire. La fiche de la filière FAI²R indique que ce site constitutif est coordonné par le Pr Arsène Mekinian ; la coordination nationale du centre relève d'un autre site. La même fiche liste les médecins référents du site en médecine interne, rhumatologie, neurologie, cardiologie, hématologie et réanimation, ainsi que les référents de néphrologie, dermatologie, pneumologie, gynécologie-obstétrique et ophtalmologie sur les sites associés. C'est cette organisation multidisciplinaire que le document de guidance retient comme cadre de prise en charge, avec recours à un centre expert lorsqu'il en existe un. [Réf. 1]

Le service participe au réseau FRENVEX, groupe français d'étude du syndrome VEXAS, que la fiche institutionnelle citée plus bas présente comme cofondé et coordonné par Arsène Mekinian. Le sigle apparaît dans la littérature publiée sous plusieurs formes — French VEXAS study group, French VEXAS registry, FRENVEX group — et deux articles à comité de lecture, deux seulement, en donnent une glose. L'étude d'azacitidine de 2025 écrit dans son résumé « FRENVEX (French VEXAS study group) ». [Réf. 11] L'étude FRENVEX sur l'anémie de 2025 écrit dans son texte intégral « eight centers of the French Vexas (FRENVEX) group ». [Réf. 23] La seconde formulation place la parenthèse immédiatement après « French Vexas », ce qui indique une construction du sigle sur FRENch et VEXAS. C'est tout ce que les sources publiques permettent d'établir : aucune ne développe le sigle lettre à lettre, aucune ne donne de forme officielle, et cette page n'en propose donc aucune. Les inclusions publiées commencent en novembre 2020, quelques semaines après la première description de la maladie. Le texte intégral de l'étude de 2024 sur les infections graves indique qu'elle a été menée dans les quarante centres du groupe ; ce chiffre vaut pour cette étude et à sa date. [Réf. 7]

La raison d'être d'un recueil national tient à la façon dont ces patients arrivent à l'hôpital. L'un entre en médecine interne pour une fièvre inexpliquée, un autre en rhumatologie pour une chondrite, en dermatologie pour une éruption, en hématologie pour une anémie macrocytaire, en néphrologie pour une insuffisance rénale. Aucune porte d'entrée ne voit l'ensemble du tableau, et aucun centre isolé ne réunit assez d'observations pour décrire la maladie.

La fiche institutionnelle de Sorbonne Université Formation Continue présente Arsène Mekinian comme cofondateur et coordonnateur de FRENVEX et le rattache au groupe immuno-hématologie et syndrome VEXAS de l'Institut Imagine ; l'affiliation portée sur le document de guidance de l'ACR mentionne également l'Institut Imagine et le centre de référence. Cette fiche est une page d'enseignant d'université, dont le contenu est en pratique fourni par la personne concernée : elle établit que la mention existe et où elle est publiée, non un acte constitutif. Aucune publication du groupe ne nomme de coordonnateur, et aucune source consultée ne donne d'année de fondation.

Plusieurs éléments concernant ce réseau ne sont tout simplement pas publics, et il vaut mieux le dire que laisser le vide se remplir d'invention. Au 14 septembre 2026, aucun des points suivants n'est publié : le développé du sigle lettre à lettre, la date de constitution du groupe, son statut juridique, son promoteur, sa gouvernance, les formalités réglementaires du recueil, sa politique d'accès aux données, un nombre de centres à jour, un nombre de patients actuel. Le registre allemand Multicenter, Interdisciplinary National VEXAS Registry (NCT06377462) est sans rapport avec FRENVEX et ne doit pas lui être attribué.

Ce réseau associe médecine interne, hématologie et différentes spécialités d'organes et constitue le support de plusieurs cohortes et travaux collaboratifs français et internationaux. Ce sont ces travaux qui sont cités sur cette page. Les demandes d'avis entre praticiens passent par le secrétariat du service.

Ce qui reste à démontrer

Malgré les progrès rapides réalisés depuis l'identification de VEXAS, la stratégie thérapeutique optimale n'est pas établie. Les principales incertitudes concernent la séquence des traitements, la place respective du ciblage inflammatoire et du ciblage clonal, les indications de l'allogreffe et les biomarqueurs permettant de prédire la réponse.

La plupart des données thérapeutiques disponibles reposent encore sur des cohortes rétrospectives, et aucun médicament ne dispose actuellement d'une autorisation de mise sur le marché spécifiquement dans VEXAS. Aucun essai contrôlé randomisé n'avait été publié dans le syndrome VEXAS à la date de l'article de protocole de l'essai PAXIS, en février 2026 ; de cet essai, seul le protocole a été publié. [Réf. 15] Le document de guidance de l'ACR dit lui-même ses limites : aucune revue systématique formelle n'a été conduite, tous les énoncés sont conditionnels, le niveau de preuve disponible est jugé faible en raison des biais de sélection, d'un suivi souvent trop court, de l'imprécision du diagnostic de syndrome myélodysplasique associé et de l'absence de définition standardisée de la réponse au traitement. Le panel ne comptait aucun représentant des patients et le vote s'est fait en un tour unique. [Réf. 1]

Les données de traitement dont il est co-auteur sont rétrospectives et multicentriques, sans bras comparateur ni tirage au sort. La hiérarchie entre classes thérapeutiques qui s'en dégage reste exposée au biais d'indication, puisque le choix du traitement dépendait du médecin et de l'état du patient. Les taux de réponse observés à trois mois dans la série de cent dix patients, entre 24 % et 32 % pour les deux classes les plus efficaces, laissent la majorité des patients sans réponse complète ou partielle à cette échéance. [Réf. 8] La comparaison entre anakinra et canakinumab repose sur neuf patients traités par canakinumab, effectif qui ne permet pas de conclure fermement. [Réf. 12] Pour l'azacitidine, la série de quatre-vingt-huit patients est rétrospective, et ses auteurs concluent eux-mêmes à la nécessité d'essais prospectifs plus larges. [Réf. 11] Pour l'anémie, le taux de réponse érythroïde à la semaine 16 est de 31 %, et le bras luspatercept ne compte que huit patients. [Réf. 23]

Les séries d'organe sont petites. L'atteinte cardiaque non ischémique repose sur cinq patients, la comparaison des périartérites noueuses associées au VEXAS sur douze, l'étude transcriptomique de la peau sur six échantillons de VEXAS, et l'observation d'azacitidine au long cours sur un seul patient. [Réf. 20, réf. 28, réf. 22, réf. 21] L'étude TEP-TDM conclut contre un usage diagnostique de cet examen. [Réf. 29] Quatre travaux cités ici n'ont ni résumé indexé ni texte intégral libre exploité, et aucun chiffre n'en est donné : la série cutanée de cinquante-neuf cas [Réf. 18], la description rénale [Réf. 25], la lettre de 2026 sur les anomalies liées à la myélodysplasie [Réf. 27] et l'essai de phase II de 2022 [Réf. 5].

L'écart entre cent seize et cent quatorze patients n'est pas arbitré. Deux articles décrivent la même cohorte française sur la même fenêtre d'inclusion, novembre 2020 à mai 2021, et ne donnent pas le même effectif. La série dermatologique de 2022 écrit dans sa méthode que cent seize patients atteints d'un syndrome VEXAS ont été adressés à un registre multicentrique français entre ces deux dates. [Réf. 2] La série pulmonaire de 2023 écrit dans sa méthode que cent quatorze patients ont été inclus dans la cohorte française du syndrome VEXAS entre ces mêmes dates, et rapporte ensuite quarante-cinq patients, soit 39 %, proportion cohérente avec un dénominateur de cent quatorze. [Réf. 6] La seule différence disponible est donc celle des verbes employés, « adressés à un registre » d'un côté, « inclus dans la cohorte » de l'autre. Aucun des deux articles ne commente l'écart, aucun ne cite le chiffre de l'autre, et rien dans les deux textes ne permet de dire lequel est le dénominateur exact ni si deux patients adressés n'ont pas été inclus. Les deux articles sont signés de lui. Les deux chiffres sont reproduits ici tels que chaque article les écrit, et l'écart n'est pas tranché. [Réf. 2, réf. 6]

La place de l'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques n'est pas établie. Le moment de la greffe et les critères de sélection des candidats restent la question la plus difficile, en raison de l'âge, des comorbidités et de l'exposition prolongée aux corticoïdes. [Réf. 1, réf. 9] Le diagnostic de syndrome myélodysplasique associé dépend de la définition retenue, ce qui fait varier la proportion de patients concernés du simple au double. Il n'existait pas, jusqu'en 2026, de score d'activité validé ni de définition consensuelle de la poussée ; la définition de la poussée et l'indice VEXAS-DAI viennent d'être proposés et leur validation prospective est en cours. [Réf. 13, réf. 14]

Enfin, la fréquence réelle de la maladie n'est pas connue. La maladie a été décrite presque exclusivement chez des hommes de plus de cinquante ans, et les formes féminines restent peu documentées.

Les priorités sont désormais de développer des essais prospectifs contrôlés, valider les outils d'activité et de réponse, et construire une stratégie thérapeutique individualisée intégrant simultanément le phénotype inflammatoire, hématologique et moléculaire.

Sources et méthode

Chaque publication listée plus bas a été vérifiée le 14 septembre 2026 sur sa notice MEDLINE complète, ouverte dans l'affichage PubMed `?format=pubmed`. Les positions d'auteur sont comptées sur les seuls champs `FAU`, c'est-à-dire sur les auteurs nommés de l'article. Les champs `CN`, `FIR` et `IR`, qui portent le nom d'un groupe collaboratif et la liste de ses collaborateurs, ne comptent jamais comme position d'auteur ; les agrégateurs bibliographiques qui les traitent comme des auteurs donnent des positions fausses pour ce corpus.

Deux graphies du patronyme coexistent dans MEDLINE, avec et sans accent aigu, parfois pour le même auteur dans des revues différentes. Une recherche qui n'en suppose qu'une seule manque une partie du corpus et peut conclure à tort qu'il n'est pas auteur d'un article donné. Sur cette page, trois travaux portent la graphie accentuée dans le champ `FAU` : la série ruxolitinib de 2022 [Réf. 4], l'étude d'azacitidine de 2025 [Réf. 11] et la série cardiaque de 2024 [Réf. 20]. La requête employée est `VEXAS AND (Mekinian[All Fields] OR Mékinian[All Fields])`.

Chaque chiffre de cette page provient de la notice MEDLINE, du texte intégral en accès libre lorsqu'il existe, ou de la source institutionnelle nommée. Lorsqu'une notice ne porte ni résumé ni texte intégral libre exploité, le travail est cité par son titre, son type et sa position d'auteur, sans aucun chiffre. Aucune figure, aucun tableau et aucun extrait d'article sous droits n'est reproduit.

Références

Travaux publiés auxquels il a participé, sur ce sujet. Liste établie à partir d'Europe PMC.

Page rédigée pour information générale. Elle ne remplace pas un avis médical individuel. Mise à jour : 19 septembre 2026.